Vendredi, 21 Juin 2013 16:39
ITW Fabien Drago : « C’était l’année KB. Dommage… »
Une équipe aura, au même titre que Cergy, marqué la saison 2012/13 de son empreinte en N2. Il s’agit de Kaysersberg. Qui a réalisé un exceptionnel parcours. Mais un parcours qui aurait été, à coup sûr, encore meilleur si l’effectif était resté au complet jusqu’au bout. A l’heure du bilan, Fabien Drago ne peut évidemment cacher une petite déception. Mais il possède assez d’expérience et d’intelligence pour savourer à sa juste valeur la performance réalisée par son équipe. Avec lui toujours aux commandes, KB entend poursuivre dans cette nouvelle dynamique. Le formidable public de Théo-Faller n’en attend pas moins.
* On commence par le début. Lorsque tu avais fini de construire ton équipe 2012/13, quels étaient tes sentiments ? Conscient que tu venais de réunir le plus bel effectif jamais vu à KB ?
- En effet, avec la signature de Rob YANDERS, vu ses statistiques, ses saisons en Grande Bretagne et son court passage à CHALLANS (N1), j’étais convaincu que nous réalisions, là, une belle affaire. C’était la 1ère fois que je renforçais le poste 1 d’un joueur haut de gamme puisque jusque-là, j’avais toujours construit mon recrutement avec des joueurs du club ou de la région. Cette saison, l’axe 1-5 ressemblait évidemment plus aux équipes de haut de tableau que lors des 4 saisons précédentes. Puis, remplacer Julien DABROWSKI (arrêt) par Maxim DAYS (humour) me semblait parfaitement cohérent en l’associant aux joueurs que nous souhaitions conserver. A ce moment-là, j’étais satisfait du recrutement, surtout de l’avoir réalisé aussi tôt. Il restait plus qu’à attendre une opportunité dès qu’elle se présenterait.
* Prenons un cas après l’autre. La venue de Rob YANDERS : comment es-tu tombé sur cette recrue ?
- C’est très simple, notre recrutement, prioritairement, était un gros poste 1, ras le bol des saisons difficiles, stressantes en l’absence d’un véritable patron. Trois joueurs Français pas d’ordre de priorité : Jérémy BICHARD (GET N2), Hamid SELMANI (Poligny N2) et Corentin SAUZEAU (Caen N2).
Corentin a préféré rester à Caen. Pour les deux autres, j’ai rapidement compris que leur priorité était de signer à Mulhouse. Finalement, Jérémy signe au FCM, ça pouvait se comprendre. Hamid a préféré attendre que le marché N1 s’ouvre.
J’étais décidé de ne pas attendre, j’ai donc téléphoné à l’agent qui m’a toujours donné satisfaction en matière de joueurs, celui en qui j’ai une confiance aveugle. Je lui explique ma position, l’équipe que j’étais en train de monter, ce que je recherchais prioritairement, mon budget. C’est ainsi qu’il m’a parlé d’un joueur comme il disait « tu verras Fabien, ce sera l’attraction de la poule, c’est un phénomène », et, une fois de plus il ne s’était pas trompé.
Si un des trois premiers avait répondu à nos sollicitations, nous aurions sans hésitation signé un meneur Français (réponse à N. LANG qui à l’époque, sur ton blog, s’étonnait que nous ne recrutions pas Français). Il faut croire que jusqu’à la saison dernière, signer à KB n’était pas gage d’ambitions.
* Puis Jonathan Godin. Personne ne s’attendait à voir revenir en Alsace l’ancien espoir du FCM…
- Chaque année j’ai été amené à rectifier le tir au niveau de l’effectif (blessure, pas assez de rendement ou choix délibéré d’attendre le marché de septembre, octobre…). C’est incroyable les affaires financières que tu peux faire si tu es capable de patienter. L’agent de Jonathan m’a contacté début septembre (je précise que je l’avais approché à la même période que les 3 autres, mais il venait de s’engager en N1 à LIEVIN), Dépôt de bilan à LIEVIN, Jonathan cherchait à se rapprocher de l’Alsace, nous étions le dernier club N1/N2 à encore avoir de la place pour un poste 1-2. Nous sommes assez facilement tombés d’accord. On tenait notre 3ème recrue !
* Autre surprise, l’arrivée d’Amar N’Diaye, le top-scoreur de Saint-Dié, l’un des meilleurs marqueurs de la N3…
- Pour moi, il me semblait évident que remplacer Julien DABROWSKI (joueur plutôt axé sur la défense et le tir à 3 points) par Maxime DAYS, top scoreur en N3, ne pouvait pas être complètement fou ou risqué, bien au contraire. Après, l’interrogation se portait plutôt sur les rumeurs négatives qui collent aux baskets d’Amar. Mais, là, plus j’entendais de critiques, plus ça me motivait de tenter ce pari. Au final, Il me semble qu’Amar a montré à tous ses détracteurs qu’ils s’étaient trompés.
* Enfin, Jérôme KUPFERLE qui, dans un premier temps, était destiné à l’équipe 2 et qui, finalement, allait, en raison des circonstances, tenir un rôle plus important que prévu…
- En effet, sans Jérôme à un tel niveau, qui sait ce que nous serions devenus. Il a remplacé Jonathan au moment de sa blessure, il a continué à jouer en 2 (Champion de Pré-Nationale pour la seconde année consécutive, après un renouvellement de l’effectif à plus de 80%, coach compris, Un grand MERCI à Lolo SEILER qui a osé mettre les mains dans la m… pour le résultat que l’on connait, mais ça c’est une autre histoire…).
Je souhaite également citer tous les joueurs qui ont participé de près ou de loin aux résultats de la 1 en N2, mais aussi à ceux de la 2, qui ont dépanné en 1 ou en 2 et même dans les deux équipes : Olivier POISSON, Cédric VESPER, David KASDI, Iann BENSAADA, Thierry CASPAR, Thomas POISSON, Jean FREYBURGER, Amar N’DIAYE.
* A quel moment as-tu pris conscience que cette équipe pouvait jouer les premiers rôles dans le championnat 2012/13 ?
- Après notre victoire à EPINAL. Nous avions dominé ce sommet des deux leaders, de la tête et des épaules et les favoris avaient déjà montré des signes de fébrilité. Restait à savoir comment allait réagir notre équipe face aux grosses cylindrées, l’expérience avait été intéressante après CERGY (+10), TREMBLAY (+13), restait à voir contre MULHOUSE et GRIES.
* Tu débutes le championnat par huit succès de rang. Etait-ce pour toi la confirmation de la supériorité de ton équipe ou ces résultats s’expliquaient-ils, en partie, par un calendrier favorable (aucun « gros » en déplacement) ?
- Dans un premier temps, j’ai, en effet, pensé que le calendrier nous était favorable. Mais avec huit victoires consécutives, dont TREMBLAY et CERGY annoncés comme des favoris potentiels, et une seule défaite à GRIES (après prolongation)… finalement je pense qu’à cette période précisément KAYSERSBERG était supérieur dans pas mal de secteurs. De plus, les équipes ambitieuses lâchaient des points importants (Mulhouse à LA COURNEUVE par exemple, GRIES …).
Nos victoires étaient maitrisées et, surtout, on sentait que notre marge de progression était encore énorme, que le groupe montait en puissance match après match, il ne faut pas oublier que Jonathan n’avait intégré le groupe que mi-septembre. Notre équipe était équilibrée à tous les postes de jeu. Ce que nous produisions collectivement, en attaque et en défense était intéressant et de qualité. La cohésion du groupe était optimale, il y avait un équilibre entre la jeunesse et l’expérience. Et que dire concernant nos supporters ? Je pense que nous pouvons être fier d’avoir une des salles les plus chaudes de la poule.
Enfin, rappel, La composition de l’équipe au complet : Rob, Jonathan, Jean, Stéphane, Emile, Baptiste, Thomas, Eric, Patrice, Amar et Freddy : Nous avons, cette saison, été au complet, huit malheureuses journée : de la 3ème (face à PFASTATT) à la 10ème (face au WOSB). Bilan de cette période : 8 V – 1 D.
A cette période, nos statistiques collectives : 84 points en attaque, 70 points en défense, Godin et Yanders, entre 35 et 40 points par match à eux deux. Nous étions, à ce moment-là, parmi les 2 ou 3 meilleures défenses et meilleures attaques du championnat.
Fin décembre, lorsque tu as perdu dans ton effectif BLAISON en pleine bourre jusqu’à ce que ses études l’obligent à s’éloigner définitivement des terrains début novembre et GODIN pour blessure, mais avec Jérôme, la révélation. On bat MULHOUSE chez nous, on enchaîne LA COURNEUVE et CHARENTON. On se retrouve 1er avec 3 victoires d’avance sur le premier poursuivant et seule équipe encore invaincu à domicile.
Mais, surtout, c’est la manière qui était convaincante, un groupe solidaire dans l’adversité, une équipe 2 sur laquelle on peut s’appuyer et un phénomène à la baguette de cette team, ROB YANDERS. Plus question de calendrier favorable, ou absence de « gros » déplacement, je te rappelle que nous avions été à GRIES, que nous perdons dans des conditions plus que contestables, après prolongation. C’est là, d’ailleurs, que s’est révélé au grand jour que le KB 2012/2013 ne lâchera rien, quels que soient les obstacles qui se dresseront sur notre chemin. C’est bien pour moi la confirmation de notre domination, c’était l’année KB.
* Arrive la première tuile, avec la grave blessure de Jonathan Godin. Comment as-tu encaissé ce coup du sort et comment voyais-tu la suite à ce moment-là ?
- Honnêtement, le premier sentiment a été pour Jonathan. Comme si les épreuves qu’il venait de vivre en septembre ne suffisaient pas. Il était primordial que Jonathan sente que le club, le staff, l’équipe et moi-même ne le lâcheront pas, comme nous l’avons systématiquement fait lorsqu’un joueur licencié à KB a à surmonter ce genre d’épreuve.
Bon, je me suis dit que s’était trop beau pour que ça tienne jusqu’au bout, j’étais un peu fataliste. Conscient de ce que nous avions vécu par le passé, j’estimais que de passer une saison tranquille sans soucis de maintien c’était déjà pas si mal, j’étais loin d’imaginer qu’on n’était pas encore au bout de nos surprises.
* Très rapidement, Jérôme KUPFERLE prend une place intéressante au sein de l’équipe. Etait-ce une surprise pour toi ?
- Laurent Seiler et moi étions, dès le début de la saison, convaincus que Jérôme n’avait rien à faire en pré-nationale. Là où il nous a bluffés, c’est au niveau de son culot, il s’est mis à jouer comme s’il avait été dans le groupe depuis le départ, il n’a pas hésité à prendre ses responsabilités, tirs ouverts, pénétrations, passes décisives, interceptions. Il a provoqué la chance et la réussite était là.
* Tu termines l’année 2012 avec l’exceptionnel bilan de 12 succès en 14 matches. KB est, alors, solidement installé dans le fauteuil de leader avec trois points d’avance sur le trio FCM, Tremblay, Cergy. Tout pour être heureux et passer Noël au chaud en somme…
- Oui, complètement. Très franchement, nous étions déjà tellement en avance sur nos objectifs, je précise que les autres années fin décembre nous atteignions difficilement un total de 6 à 7 victoires, alors là avec un tel bilan, « on était les rois du pétrole ».
Maintenant, avec cette équipe recomposée, on finit en décembre par une défaite à METZ (semaine où GODIN s’était blessé, KUPFERLE pas encore dans le groupe !), mais trois victoires à domicile face à LA COURNEUVE, surtout MULHOUSE et CHARENTON 1er match retour, comme si l’absence de GODIN est compensée par le groupe. Je me suis dit qu’on avait toutes nos chances d’aller au bout.
* Voilà que survient l’affaire Rob YANDERS. Longtemps, tu as été son ardent défenseur, alors que beaucoup pressentaient qu’il n’allait plus revenir des USA. Aujourd’hui, avec le recul, quel est ton commentaire sur ce dossier ?
- Tu sais, le KABCA c’est un club familial. Je fonctionne beaucoup (de moins en moins chaque année) à l’affectif. Rob a été exemplaire dans tous les domaines, sur le terrain et en dehors, envers ses coéquipiers, nos dirigeants, nos jeunes, nos supporters et moi-même. Il nous a beaucoup apporté, donné à tous. Il reste, pour moi une de mes meilleures expériences de basketteur. Dommage, que nous n’ayons pas fini le boulot entamé ensemble. Avec lui à la baguette, nous aurions été encore plus loin cette saison. Je ne peux que m’exprimer sur la partie sportive de cette affaire. Les joueurs jouent, les entraineurs entrainent et les dirigeants dirigent.
* Sans YANDERS et GODIN, avec un effectif affaibli, tu prends une raclée à Tremblay (71-54) lors du premier match de l’année 2013. A ce moment-là, la crainte de ne pas aller en play-offs s’est-elle installée dans ton esprit ?
- On fait le déplacement à TREMBLAY, deux jours après que Rob ne soit pas revenu, Patrice KOENIG et Jean FREYBURGER sont blessés, on se déplace avec Emile BLAISON (dépannage) qui ne s’est plus entraîné depuis début novembre, Cédric VESPER (équipe 2). Permets-moi de dire « on perd seulement de 17 points face à un ténor de la poule, qui plus est au complet. Avec un petit peu plus de réussite au niveau de l’arbitrage, on ramenait même le panier-avérage de ce déplacement (à l’aller +13). Non, à ce moment-là, on a toujours trois victoires d’avance et l’absence de Rob n’est pas encore très claire. Je ne suis pas inquiet, bien au contraire, je pense que c’est intéressant et rassurant de voir la combativité de l’équipe dans l’adversité, elle ne lâche rien.
* Tu t’es battu au club pour la venue d’un remplaçant à YANDERS. Etait-ce pour toi la seule solution pour éviter que soient anéantis les magnifiques efforts du cycle aller ?
- Ma première idée, c’est d’envoyer un signal fort aux joueurs. Les cadres notamment, Baptiste, Patrice et Eric en chef de file, se démenaient tellement sur et en dehors du terrain pour que le groupe ne se mette pas à douter, pour défendre ce que nous avions mis des semaines à construire, qu’il fallait aussi que le club, par ses dirigeants, montre qu’on ne lâcherait pas, qu’il y avait une volonté commune d’aller jusqu’au bout, question de crédibilité, d’image d’un club ambitieux, vis-à-vis de nos joueurs, de nos supporters, mais aussi de nos partenaires.
Au départ on se dit, avec nos dirigeants, 3 victoires d’avance, on a de la marge, il n’y a pas le feu. On décide, ensemble, d’attendre le retour de Rob, ce qui ne m’empêche pas dès le début de cette affaire, de me renseigner auprès d’Eric SCHMIEDER, au cas où. On détermine d’un commun accord qu’on se laisse jusqu’au match de POLIGNY (26 janvier) pour prendre une décision. Les résultats : 05 janvier (à Tremblay) -17 (aller +10), 12 janvier (exempt en Coupe), 19 janvier (Pfastatt +6 (aller +26) et 26 janvier (à Poligny) -5 (aller +22).
Suite à ce match, je commence à penser que si on veut aller au bout de ce que nous avons construit depuis le début de saison, bien que l’équipe soit courageuse, il manque un brin d’expérience, de métier, de maîtrise, il manque une rotation dans le secteur extérieur. Il nous faut un renfort (le règlement ne nous permet plus de recruter à cette période, excepté un joueur licencié chez nous la saison passée et qui n’aurait pas signé ailleurs). Si Rob ne revient pas, pourquoi pas rappeler Eric SCHMIEDER ? J’avais dit à mes présidents que le déplacement à CERGY allait être capital, qu’il fallait tout mettre en œuvre pour récupérer Rob ou alors Eric pour ce déplacement.
Finalement, nous nous déplaçons sans Rob, sans Jonathan, et pas d’Eric SCHMIEDER à l’horizon. Malgré cela, on perd seulement face au futur champion de France CERGY de -13 (+10 à l’aller) ! Ça te laisse forcément un peu, voire beaucoup, rêveur…
* Finalement, grâce à un sans-faute à domicile, tu parviens à te qualifier pour les play-offs, une place acquise à trois journées de la fin. Quel sentiment dominait alors, satisfait vu les circonstances ou déçu d’avoir raté la première place ?
- Comme je te l’explique juste avant, la 1ère place se joue au panier-avérage. Malgré nos nombreuses épreuves, on est là ! On n’est pas mort ! On fait un match énorme à La CHARITE et surtout à domicile face à GRIES et comme tu le dis si bien on reste la seule équipe invaincue à domicile !
* Tu perds les deux matches des play-offs, concédant au passage la première défaite de la saison à domicile. Il était temps que la saison se termine, non ?
- Oui, en effet. J’ai longtemps pensé qu’une fois qualifié pour les play-offs, après avoir si longtemps défendu cette qualification, tous les samedis, j’entendais « ils vont lâcher, ils ne tiendront pas jusqu’au bout », je croyais que les gars allaient se libérer une fois cette épée de Damoclès débarrassée d’au-dessus de notre tête. A l’inverse, c’est tout le contraire qui s’est produit, décompression totale, les joueurs cadres n’y étaient plus et l’équipe s’est effondrée.
* Une question que personne n’a voulu te poser jusqu’ici mais qu’il est temps désormais d’aborder : KB aurait-il eu les moyens pour répondre au cahier des charges exigé par la FFBB pour être accepté en N 1 ?
- Sportivement avec l’équipe du début de saison, nous pouvions envisager l’avenir sereinement en N1, je pense que notre salle également. Pour le reste, la question ne se pose plus. Mais connaissant le club et son environnement, je pense que oui.
* Après une telle saison, on pouvait s’attendre à une intersaison calme. Or, c’est l’inverse qui se produit avec de nombreux départs (Schmieder, Godin, Benjamin, N’Diaye). Comment expliques-tu cette situation a priori paradoxale ?
- Eric SCHMIEDER est revenu en cours de saison, en remplacement de Rob YANDERS, il a été honnête avec nous, physiquement limité, des petits problèmes musculaires. Sans lui, je ne pense pas que nous serions allés jusqu’à la qualification pour les play-offs. Avec lui à 100%, on aurait pu conserver notre 1ère place et peut-être même aller plus loin.
Jonathan GODIN s’est blessé malheureusement très (trop) tôt, la révélation de la paire de meneur Jérôme KUPFERLE et Jean FREYBURGER m’a encouragé à leur renouveler ma confiance. De ce fait, je ne lui ai fait aucune proposition.
Freddy BENJAMIN, je le découvre en N3 à St DIE il y a quatre ans. Nous avons passé et connu de grands et bons moments ensemble (Qualification puis finale trophée coupe de France, play-offs etc….) Freddy a beaucoup travaillé, il a progressé. Il est, aujourd’hui, reconnu comme un des meilleurs intérieurs de la poule D. Pour passer un nouveau cap, il était temps et nécessaire pour lui d’aller voir ailleurs et pour nous de travailler sur un nouveau cycle.
Maxime DAYS, arrive de N3, peu de gens y croyaient, notre saison parle pour lui et pour moi, c’est réussi. Maintenant avec l’arrivée de Sébastien KANCEL, de David ACKER, en conservant Eric FREYBURGER et Patrice KOENIG, il a fallu faire un choix, j’ai pris mes responsabilités.
* Parlons des arrivées : Romain SCHAAL…
- C’est le genre de joueurs que l’on préfère avoir avec que contre soi. Il shoote, il court, il défend et n’hésite jamais à prendre ses responsabilités. Un leader offensif, ce qui nous a manqué une grande partie de la saison écoulée. Il va nous faire du bien.
* Kamel AMMOUR…
- Un joueur porté vers l’attaque, dangereux à mi-distance, capable de driver, de donner un coup de main dans la peinture, son scoring va également nous faire du bien et, comme il me l’a dit, en plus il a fait des progrès en défense. C’est de bon augure.
* David ACKER…
- C’est le pari de la jeunesse, le symbole d’un nouveau cycle, David est de retour sur les parquets depuis décembre 2012. Il a tout pour réussir à s’imposer dans la peinture à ce niveau : jeu dos au panier, passeur, tir à mi-distance, de bonnes attitudes défensives. Avec Sébastien, Eric et Patrice, je pense que notre raquette sera fournie.
* Sébastien KANCEL…
- Il peut jouer dos au panier, il aime s’écarter avec un shoot à 3 pts assez intéressant. Il vient avec une sérieuse carte de visite, habitué à jouer les premiers rôles en N2 et en N1. Il arrive avec une grosse envie de réussir sa saison, son expérience nous fera le plus grand bien, à l’équipe mais aussi à David.
* Cette équipe, version 2013/14, sera-t-elle aussi forte que celle qui a entamé la saison 2012/13 ?
- Au poste 1, Jean et Jérôme ont donné satisfaction, les blessures de Rob et Jonathan, leurs ont donné un temps de jeu important qui leur a permis de progresser. Leur formation devrait continuer. L’arrivée de Romain SCHAAL, devrait nous apporter l’expérience et le relais dans les matchs chauds dont nous pourrions avoir besoin. Sur tous les autres postes de jeu, nous avons un mélange intéressant de jeunesse et d’expérience, certains ayant même évolué au niveau supérieur.
Je pense que cette équipe est équilibrée, composée de joueurs au service du collectif, des mecs avec du cœur. Elle me semble, sur le papier, aussi intéressante que celle de la saison écoulée.
* En guise de conclusion, je tenais à revenir sur ton vrai-faux départ du poste de coach. Tu avais expliqué les raisons de ta première décision. Quelles sont celles qui t’ont, finalement, fait changer d’avis ?
- En septembre dernier, j’avais annoncé que ce serait ma dernière saison (10 ans consécutifs à la tête de cette équipe). Au niveau basket, il me semblait logique de laisser ma place. J’avais également l’idée en tête de prendre du temps pour aller voir ailleurs, de m’enrichir en découvrant d’autres façons de d’entraîner et de coacher, d’assister à des matchs de haut-niveau.
Au niveau de mon activité professionnelle, je travaille à Mulhouse, je suis régulièrement amené à parcourir pas mal de kilomètres et régulièrement des rendez-vous après 18h pouvant se terminer tard.
J’ai changé d’avis, juste après la fin des play-offs, ma situation professionnelle ayant pas mal évolué depuis septembre 2012, mes projets professionnels futurs devraient m’amener à travailler sur Colmar, moins de kilomètres, lorsque j’en ai parlé à Jean-Claude GLEY (Président du KABCA), que je lui ai expliqué que j’étais prêt à rempiler, pour un nouveau contrat de 10 ans, si pour le club ce n’était pas trop tard, il m’a répondu, avec un large sourire « Tu ne pouvais pas me faire plus plaisir… ».
Je connais la maison KB, nos points forts, mais aussi nos points faibles et c’est sur ces points là que je souhaite m’investir pour la saison à venir, avec Olivier POISSON, Jean-Claude GLEY et Gaby FIRER. Nous devons nous améliorer, ensemble, dans ce qui gravite autour de l’équipe N2 : prospection et accueil de nos sponsors, fédérer une équipe « organisation » des matchs de championnat, valoriser nos bénévoles, nos supporters, nos licenciés, nos entraîneurs, ainsi que nos dirigeants.
Source : Jpgitta.fr, JP Gitta

